Police de caractères: petite normale grande

 

 
  • Accueil
  • Brèves
  • La vidéo participative au service des agriculteurs en Ethiopie

La vidéo participative au service des agriculteurs en Ethiopie

Une participante de Fogera apprend l'usage de la vidéo (© Beth Cullen/ILRI)
Une participante de Fogera apprend l'usage de la vidéo
© Beth Cullen/ILRI

L'Ethiopie reçoit des précipitations abondantes souvent suivies de longues périodes de pénuries d'eau, ce qui entraîne des problèmes d'érosion des sols importants. Bien souvent, les interventions de gestion des eaux de pluie dans le pays tiennent peu compte des besoins et des réalités des communautés agricoles locales. Toutefois, grâce à une subvention du Challenge programme pour l'Eau et l'Alimentation (CPWF) accordée au projet de développement du Bassin du Nil (NBDC)* dans le cadre de plateformes d'innovations, une équipe a pu enquêter et documenter certaines questions destinées aux décideurs grâce à la vidéo participative (VP). Un groupe d'agriculteurs composé d'hommes et de femmes de Fogera, de la région Amhara, ont en effet reçu une formation de dix jours sur l'utilisation de la vidéo puis ont identifié les contraintes liées à l'eau et ont créé des story-boards pour leur tournage collaboratif avant de partir filmer dans leurs fermes et villages. Le film ainsi obtenu a été divisé en trois parties: la première porte sur la question des pâturages, la seconde sur le stress hydrique, et la troisième sur les efforts de conservation des sols.

Au cours de la formation, les participants, rapidement en mesure de gérer l'équipement technique sans expérience préalable, ont surpris les observateurs. Dans ce contexte, la VP peut aussi aider les agriculteurs à reconnaître leurs propres capacités et connaissances. Le film a ensuite reçu une réponse très positive des membres de la communauté, qui ont également pu enregistrer et partager leurs points de vue. L'étape suivante consiste pour les participants à présenter leur film aux membres de la plate-forme d'innovation composée notamment de l'administration locale, des instituts nationaux de recherche et des représentants de la communauté, ce qui devrait permettre des échanges de vues sur l'établissement des priorités.

« L'objectif de la vidéo participative est de donner une voix aux sans voix », explique Beth Cullen, chercheur à l'ILRI. Mais si la vidéo participative offre un moyen de présenter les perspectives des agriculteurs aux chercheurs et aux décideurs, « ce processus ne suffit pas », estime Cullen. « Opportunités et espaces doivent être créés dans lesquels les agriculteurs peuvent identifier et déterminer les solutions à leurs propres problèmes ». Il a été démontré que les approches de recherche et de développement qui impliquent activement les agriculteurs ont une bien meilleure chance de succès. D'ailleurs, un refrain constant tout au long du film est l'importance de la prise de décision communautaire. Le film est intitulé 'une corde pour attacher un lion', qui vient du proverbe amharique: 'lorsque les fils s'unissent, ils peuvent former une corde pour attacher un lion'.

*NBDC est mis en œuvre par un Consortium dirigé par l'Institut International de Recherche sur l'Elevage (ILRI) et l'Institut International de Gestion des Ressources en eau (IWMI). Il est financé par le Challenge Programme du CGIAR sur l'eau et de l'Alimentation (CPWF).

Date de publication: avril 2012

  • Accueil
  • Brèves
  • La vidéo participative au service des agriculteurs en Ethiopie
 

The New Agriculturist is a WRENmedia production.

Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre navigation. En continuant de le parcourir, vous marquez votre accord sur le fait que nous ayons recours aux cookies.
J'accepte
Pour en savoir plus